Arrow donne sa vision du marché tertiaire lillois pendant cette période incertaine.

Trimestre en recul Vs T1 2019 affichant -7% au global amorti par le volume important de comptes propres 20 000 m2 (notamment représentés par LESAFFRE et ADEO sur Marquette-Lez-Lille et Ronchin). 7 deals supérieurs à 1 000 m2 seulement pour 27 000 M2 hors comptes propres (-52% Vs 2019)

 

Les résultats ne semblent pas être en lien avec le COVID puisque ce sont bien les chiffres du marché. Peu d’affaires ont été avortées sur ce T1 et les projets initiés aboutissent chez les différents brokers.

 

A contrario, les perspectives du T2 & T3 subiront directement les répercussions du COVID. En effet, les PME / TPE vont clairement marquer le pas et faire passer leurs réflexions immobilières au second plan en se recentrant sur leur CoreBusiness. Cet effet risque d’être favorisé par les petits bailleurs privés qui feront les concessions nécessaires pour conserver leurs locataires et sécuriser leur rente pendant cette période incertaine.

 

Peu de grosses demandes identifiées devraient aboutir sur 2020 et les comptes propres à recenser ne sont pas importants. L’atterrissage projeté est donc compris entre 150 et 180 000 m2 maximum. 2020 sera donc une année décevante en termes de mètres carrés transactés. Cependant, la profondeur de notre tissu économique local et l’importance du nombre de projets d’envergure en cours de réflexion détectés nous conduit à rester très optimistes à moyen terme.

 

L’immobilier reste et restera La valeur refuge, et d’autant plus dans un contexte de crise sanitaire internationale. La demande demeure soutenue. Il s’agit bien d’un report des transactions et non pas d’un arrêt des projets immobiliers. Les projets d’envergure sont de plus en plus longs à aboutir et le COVID ne sera qu’une étape dans leur process d’application. En réalité, l’effet majeur du COVID portera plus sur l’usage de l’immobilier par les entreprises et leurs collaborateurs qui prend un véritable tournant avec le télétravail et l’exigence du Flex Office.

 

Preuve de ce postulat, les foncières qui ont énormément collecté vont se recentrer encore davantage sur les produits immobiliers PRIME et sécurisés. Ceci se traduit d’ores et déjà par une nouvelle compression des taux sur les actifs PRIME des grandes métropole, Lille dans le trio de tête avec Paris et Lyon. Rassurés par la lisibilité du marché lillois, il n’est pas envisageable de voir les investisseurs partir sur un autre véhicule. Les loyers sont maitrisés et la vacance toujours extrêmement faible, à hauteur de 5% sur un parc immobilier estimé à 4 millions de mètres carrés.

 

Les Hauts de France devraient même finir par tirer leur épingle du jeu dans cette période de crise. En effet, notre région, bien qu’affectée reste « préservée » par rapport au reste de l’hexagone. Les secteurs durablement touchés sont ceux du tourisme et de l’industrie des transports. Très diversifiée, la Région du Nord-Pas-de-Calais en est moins dépendante que la moyenne nationale, notamment le département du Nord. Notre tissu local recense la plus grande concentration de sièges sociaux d’envergure après l’Ile de France. La volonté de nationalisation de la production dans le respect de l’exigence de responsabilité environnementale couplé à l’essors des circuits courts va représenter d’excellentes opportunités de redéveloppement locaux pour nos fleurons locaux de l’industrie, du textile et de la grande distribution.